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| Grâce à des panneaux d’interprétation
tout le long de la route des Frontières, il est possible
de suivre les grands moments historiques intimement liés à la
réalité du territoire frontalier. |
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L'histoire de Saint-André rappelle d'abord une présence amérindienne de plusieurs milliers d'années au lieu-dit de Rivière-des-Caps, là où s'élève précisément la colonne qui sert de repère à la Route des Frontières. Succèdent à proximité quelques installations de pêcheries de marsouins, aussi tôt que dans les années 1703-04, qui incitent les premiers colons à venir s'y établir de façon permanente. C'est aussi tout près de ce lieu que débute le sentier du Grand-Portage qui permet de relier l'Acadie à Québec via le lac Témiscouata et le fleuve Saint-Jean. La paroisse de Saint-André a été érigée canoniquement en 1791 et l'église a été construite en 1806, à quelques kilomètres plus à l'ouest. Il s'agit de la plus ancienne église du Bas-Saint-Laurent; elle est classée monument historique et on peut la visiter en saison touristique. On invite les visiteurs à découvrir aussi les beautés naturelles de la municipalité, ses sentiers de marche et ses parois d'escalade ainsi que ses auberges et ses produits du terroir. |
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La petite rivière qui borde le site de la colonne est l'une des plus importantes frayères de l'éperlan arc-en-ciel, petit poisson fort important dans la chaîne alimentaire des mammifères marins de l'estuaire. Depuis dix ans un Comité de Bassin s'active avec détermination afin de concilier les usages agricoles, résidentiels et industriels du territoire avec le maintien de la qualité souhaitable des eaux de la rivière afin d'assurer la pérennité de cette population de poissons.
Plusieurs travaux d'inventaire des lieux, de caractérisation des eaux, de plantations et d'aménagements se poursuivent chaque année pour garantir les meilleures conditions de reproduction de l'éperlan. |
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On dénombre entre 2 500 et
3 000 croix de chemin bordant toutes les routes rurales au
Québec.
Celles-ci peuvent cumuler plusieurs fonctions. Pour sa part,
la croix à Tom conserve le souvenir d’un événement
miraculeux survenu vers 1866.
La croix à Tom garde bien vivante la mémoire
de Tom Fox, un Écossais catholique venu du Madawaska,
un des pionniers de la construction de la route reliant Saint-Alexandre à Saint-Éleuthère,
un des tronçons de ce qu’est aujourd’hui
la route des Frontières.
Quoique difficile à apercevoir le long de la route,
dans la réserve de Parke, la croix à Tom existe
toujours. De toutes les croix dressées à Saint-Alexandre,
la croix à Tom demeure certes la plus fascinante et
la plus mystérieuse. |
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La mouvance migratoire au Transcontinental
s’étend des années 1860 à la fin
des années 1920. La région du Transcontinental,
que traverse la route des Frontières, attire les gens
du Kamouraska, du Témiscouata, du Nouveau-Brunswick,
de la Nouvelle-Angleterre.
Fin du XIXième siècle, la campagne de colonisation des terres du
plateau des Appalaches a amené les Tom Fox, Clovis Roy, Ignace Nadeau à venir
bâtir Saint-Éleuthère. Au début du XXième siècle,
la construction du chemin de fer du Transcontinental amène une deuxième
vague de migration dans la région.
Le village de Saint-Alexandre s’est alors révélé un
centre économique et de services de grande importance pour les habitants
des nouvelles paroisses le long de ce qu’est aujourd’hui la route
des Frontières. |
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La frontière actuelle entre
le Canada et les États-Unis d’Amérique
résulte de plus de deux cents ans de négociations
et de traités.
Dès la ratification du Traité de Versailles en
1783 querelles et tractations politiques deviennent incessantes
entre la nouvelle république des États-Unis d’Amérique
et l’Amérique du Nord britannique. La zone de
l’Aroostook, région frontalière du Québec,
du Maine et du Nouveau-Brunswick constitue le litige.
Ce n’est qu’en 1842, avec le Traité Webster-Ashburton,
que la frontière actuelle est reconnue et le dossier
frontalier entre le Québec
et le Maine est définitivement réglé en
1908. |
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La contrebande et la prohibition
de l’alcool nourrissent singulièrement l’imaginaire
collectif des habitants de la région qui vit alors au
centre d’un réseau de contrebande très
lucratif.
La proximité géographique des frontières américaines
et du Nouveau-Brunswick fait de la région un endroit stratégique
pour l’épanouissement de la contrebande. Ainsi, dépôts
et points de vente s’établissent dans les villages le long de la
route des Frontières.
La vie du contrebandier n’est pas toujours facile. |
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Vers 1908 s’amorcent, à Rivière-Bleue
et à Saint-Éleuthère, les travaux de construction
d’une voie ferrée devant relier Moncton au Nouveau-Brunswick
et la côte ouest canadienne en Colombie-Britannique.
La nouvelle ligne de chemin de fer du National Transcontinental
va générer une période de développement
très florissante. Grâce à elle, Rivière-Bleue
et Saint-Éleuthère vont briser leur isolement
géographique et vont naître les paroisses de Sully,
d’Estcourt et de Saint-Marc-sur-le-Long.
Encore aujourd’hui le réseau ferroviaire au Transcontinental
se révèle une ligne de transit très active. |
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La gare de Rivière-Bleue
est un vestige patrimonial évoquant le souvenir d’une époque
récente dynamique dans la région du Transcontinental.
Dès 1914, la gare se veut le lieu de transit par excellence. Mais comme la popularité du transport ferroviaire décroît progressivement à partir des années 1950, la compagnie de chemin de fer et le gouvernement délaissent peu à peu l’entretien du réseau. Et c’est ainsi que dans les années 1970 la gare de Rivière-Bleue fermera ses portes aux activités ferroviaires.
Depuis, la gare est préservée grâce aux efforts de bénévoles artisans. |
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Cette petite chapelle évangélique
baptiste témoigne d’une époque trouble
de l’histoire religieuse. Vers 1907 la communauté protestante
de Rivière-Bleue prend tranquillement forme malgré la
contestation du clergé catholique.
Au début des années 1920, la communauté évangélique
baptiste compte environ 225 fidèles parmi lesquels des
protestants francophones venus de la Nouvelle-Angleterre.
La communauté se construit une chapelle-école
qui sert à la fois de lieu de culte et d’enseignement.
D’illustres familles ont permis l’implantation
de la communauté évangélique baptiste à Rivière-Bleue. |
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Au tournant des années 1900,
la construction du chemin de fer du Transcontinental à Saint-Marc-du-Lac
Long permet la découverte d’un gisement d’ardoise.
Des ouvriers Européens connaissent bien l’ardoise
et voient à l’exploitation de cette richesse.
De réputation internationale, l’ardoise extraite du gisement de
Glendyne se caractérise par sa couleur gris bleuté que l’on
attribue aux conditions de formation géologiques exceptionnelles. |
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À Saint-Jean-de-la-Lande,
monsieur Romain Caron construit en 1940 un pont couvert de
style Town québécois. Ce pont demeure aujourd’hui
l’un des 70 ponts couverts québécois construits
avec des poutres de ce type.
Aussi appelé « pont rouge » à cause
de sa couleur rouge sang, le pont couvert a longtemps été considéré comme
le meilleur ouvrage construit en milieu rural pour franchir
un cours d’eau. |
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Pour leur part, les sculptures du Circuit animé du Transcontinental mettent en valeur des aspects tant sociaux qu’économiques qui forgent l’identité des communautés de cette région frontalière.
L’eau
d’ici
Cette
sculpture illustre le relation symbiotique entre l’industrie
acéricole et sa capitale témiscouataine, Saint-Athanase.
Je plonge donc je suis
Cette œuvre évoque
la queue du mythique monstre du lac Pohénégamook,
affectueusement appelé Ponik.
En savoir plus sur
le monstre
Ponik.
Rivière-Bûche
Cette sculpture symbolise deux des éléments les plus
significatifs de l’histoire et du développement de Rivière-Bleue
: les rivières et les scieries.
L’oiseau tonnerre
Cette œuvre érigée à Saint-Elzéar
reprend le mythe de l’oiseau tonnerre symbolisé par le
faucon légendaire.
Sur le pont
Cette sculpture révèle deux des symboles historiques
distinctifs de Saint-Marc-du-Lac Long : un ancien pont couvert et
le chemin de fer |
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